Commencez par classer votre app Next.js :
- Surtout statique : documentation, marketing, blog ou vitrine produit conviennent souvent très bien à Cloudflare Pages, Netlify ou Vercel.
- Hybride avec API routes : Vercel est souvent le chemin le plus simple, tandis que Netlify peut être une bonne alternative si l’app tient dans son runtime et son modèle de crédits.
- Edge-first : Cloudflare Pages devient très intéressant si le projet fonctionne proprement avec le modèle Workers.
- Style service serveur : Render peut convenir si vous voulez exécuter Next.js comme service Node, mais la mise en veille gratuite est un vrai compromis UX.
La mauvaise question est : “quel hébergeur supporte Next.js ?” Beaucoup le supportent sous une forme ou une autre. La meilleure question est : quel hébergeur supporte le mode de rendu, le runtime et le profil de trafic dont votre app a besoin ?
Recommandation pratique
Pour un premier projet personnel Next.js, commencez par Vercel. Le chemin entre le dépôt Git et le déploiement est court, et il y a peu de friction côté framework. Si votre app est surtout statique ou si vous êtes déjà dans l’écosystème Cloudflare, comparez Cloudflare Pages avant de choisir. Si vous aimez les deploy previews et le workflow Netlify, Netlify reste crédible. Utilisez Render quand le projet ressemble plus à une app Node qu’à un front-end statique.
Pièges de l’offre gratuite
L’hébergement Next.js gratuit casse souvent sur l’un de ces points :
- temps ou fréquence de build
- bande passante ou volume de requêtes
- exécution de fonctions serverless
- taille d’upload ou nombre de fichiers
- optimisation d’images
- cold starts ou mise en veille
- restrictions d’usage commercial
Si votre app est une landing page, un portfolio, une documentation ou un prototype, une offre gratuite peut suffire longtemps. Si c’est un vrai SaaS avec auth, paiement, tâches en arrière-plan et base de données, considérez l’offre gratuite comme un tremplin, pas comme une maison permanente.